The Servant : The Servant (Recall /
Sony)

Fraîchement débarqué d’Angleterre,
The Servant est en passe de devenir une nouvelle référence
dans l’univers étriqué et consensuel de l’electro-rock.
Après la sortie de 2 maxis en 2001, et une série de
showcases,
The Servant revient avec un « vrai »
album enregistré en trois semaines sous la houlette du prod
des
Chemical Brothers. Retour sur une ascension fulgurante…
Originaire d’un charmant petit village anglais, Buckinghamshire,
Dan Black, futur leader du groupe, supporte très difficilement
l’école. Une seule solution s’offre à lui, se réfugier
dans la musique : «
Je me suis intéressé
à la musique très tôt. Mon père avait
une vaste collection de disques, donc j’ai entendu les Beatles,
les Stones et Dylan très jeune. Môme, j’étais
très branché par Prince et Jane’s Addiction, puis
par Bowie, Lou Reed, the Velvets vers la fin de l’adolescence. Et
des tonnes de hip-hop. Je ne me suis jamais contenté des
groupes de guitares blancs… »
A 16 ans, Dan quitte définitivement l’école et
s’installe à Londres : «
Dès que je suis
arrivé à Londres, j’ai voulu être dans des groupes.
C’était la seule chose que je voulais faire. Je me retrouvais
à jouer dans trois groupes différents et chez moi,
je passais quand même tout mon temps à enregistrer
des chansons sur mon 4-pistes. » C’est là qu’il
rencontre
Matt Fisher (basse) et
Trevor Shape (batterie).
Puis sortent deux maxis :
Mathematics en 2000 et
With the invisible qui voit l’arrivée de
Chris
Burrows à la guitare. Le style oscille entre punk-funk
et electro-rock. Tout un programme ! Car enfin, il va bien falloir
un jour définir le style.
The Servant, premier
vrai album du groupe va nous apporter la réponse.
Enregistré en trois semaines dans les studios Garden à
Old Street avec
Steve Dub (Chemical Brothers) et mixé
chez
Dan à Highgate jusqu’à ce que ça
le rende "
complètement cinglé", ce
premier album contemple leur conception abstraite de
Prince et
des
Smiths, sur toile de fond pop classique.
Le premier single extrait de cet album éponyme, «
Orchestra », qu’on commence à entendre régulièrement
en radio et dont le clip commence à être diffusé
timidement sur certaines chaînes, reflète à
lui seul cet état d’esprit et ce son novateur, mélange
de sonorités électro sur une mélodie pop.
L’album débute par la chanson «
Cells »,
et déjà, après quelques minutes, on se surprend
à chanter le refrain. Et bien,
The Servant, c’est
ça. Des arrangements originaux, des mélodies qui restent
scotchées dans la tête… En clair, contrairement à
beaucoup d’autres groupes, on apprécie The Servant pour ses
chansons, et non pas pour la voix du chanteur, qui n’a, au demeurant,
rien d’extraordinaire, mais qui s’inscrit dans la longue lignée
des timbres vocaux british, reconnaissables à cent kilomètres
à la ronde…
«
Beautiful thing » surprend agréablement
par ses harmonies, «
Liquify » nous ensorcelle,
et ça continue de plus belle ! A ceux qui n’auraient pas
encore compris, j’ai littéralement craqué sur cet
album. Cet album réussi le tour de force d’être novateur,
faisant sauter les barrières entre l’electro et la pop, tout
en s’inscrivant dans la mouvance brit-pop et en signant quelques-unes
des plus belles mélodies qu’un groupe anglais ait jamais
composé.
Attention, The Servant vient d’arriver... Si vous ne voulez pas
être à la traîne, c’est le moment de les découvrir
!
Site web :
www.recallgroup.com/theservant