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GERALD DE PALMAS, monologues extérieurs.
De la sincérité pour une démarche
artistique sensible, DE PALMAS écarte tout attribut technologique
excessif. Son timbre délicat et ses échos passionnés
suffisent à rendre compte de son talent d’interprète
et de guitariste.
Un premier album, « La Dernière Année »,
le révèle en 1994 : des textes introspectifs, et ce
monde qui nous entoure, cèdent à la première
personne le don de l’expression. Au-delà du psychanalytique,
un homme qui pense et qui s’achemine, vacillant entre le dehors
et le dedans. « Ma vie tourne autour de ça, tour à
tour je plais et je déçois ». L’œuvre circulaire
ne se referme pourtant jamais sur elle-même : le voyage, le
parcours donnent l’initiative au doute, au regard, au vertige de
l’autre. L’ici et l’ailleurs coexistent, sont les « lois de
la nature ». Cependant, ces dernières ne touchent pas
le public qui rejette parfois les plus beaux émois.
DE PALMAS fait appel aux artistes qui lui ressemblent : LE FORESTIER
et GOLDMAN offrent quelques mots pour « Marcher Dans Le Sable
». Fouler sa propre trajectoire, sans refouler ses idées
noires, déjouer les normes du pied-à-terre, alléger
le pas, puis se fondre et se morfondre dans la foule.
« J’en rêve encore » est la mort à l’amour
: quel sentiment lorsqu’il prend fin ? « Mais même si
je m’améliore… ».
« Une Seule Vie » est le désespoir d’une existence
dont on ne sait que faire, où l’accrocher, comment en démêler
les affres qui nous empêchent d’avancer. Et puis, «
Tomber », comme une allégorie qui nous enferme entre
l’entrée et la sortie.
« Marcher dans le sable » est l’œuvre d’un être
qui vibre, un être aux regards baissés, blessés,
essoufflés. Par tant de cœur, me voilà séduite.
Ecoutez, déambulez.
Karine F