Calogero en concert
Le mardi 2 Avril, Calogero
était en concert à La Palestre (Le Cannet, 06). J'étais
conscient qu'en venant écouter l'ancien bassiste / chanteur
des Charts (le premier boys band français), j'allais rencontrer
beaucoup de filles. A mon arrivée, je remarque qu'il y a
une partie du public qui regrette la période boys band, mais
bon... Vous aurez compris que Calogero attire une partie de ses
fans uniquement grâce à son physique. Il le sait, et
ne va pas se priver d'en jouer, notamment en se déboutant
progressivement la chemise, au fur et à mesure du concert.
Et lorsqu'il déclare qu'il enlèvera sa chemise à
la fin du spectacle, les filles (et quelques mecs) crient tellement
forts qu'on se croirait revenu au temps maudit des 2B3...
Face à environ
600 personnes (et oui, on peut faire partie de la Obipo's family,
et n'attirer que 600 personnes), Calogero entre en scène,
accompagné de quatre musiciens : deux guitaristes, un batteur
et un clavier. C'est Calogero qui
jouera le rôle du bassiste. Le concert débute doucement,
le public est très froid. Il faudra attendre la troisième
chanson, "Prendre l'air" (le premier single de
sa carrière solo) pour qu'il se réchauffe.
Et on peut dire que Calogero s'en
donne les moyens quand, en plein milieu de cette même chanson,
il reprend le thème de "Live and let die",
de Paul McCartney. En quelques mesures, le public est conquis. Puis
suivent quelques superbes mélodies, agrémentées
de textes profonds : "Prendre racine" et "A
la gueule des noyés" (magnifique !!!). Un petit
retour dans le premier album avec "Sombre et sentimental",
qu'il joue à la guitare acoustique, et surtout "Dire",
seul au piano. L'atmosphère est mélancolique à
souhait.
L'un des moments les
plus marquant du concert est la chanson "Tien An Men"
(que je conseille modestement à Mercury de sortir en
deuxième single...) dans laquelle on remarque réellement
le "son" Calogero.
La timidité et la puissance de sa voix s'allient, et le public
a la chair de poule. De plus, le texte de Lionel Florence est réellement
mis en valeur par le jeu de lumières rouges, symbole du communisme
(NDR : Félicitations à M. Vassiliu pour le jeu
de lumières durant tout le spectacle). Calogero fait arrêter la
chanson en plein milieu car il y a un bruit parasite (un jack débranché
qui fait masse...) qui commence à casser les c*** à
tout le monde. Lorsque ce bruit s'est arrêté, il reprend
la chanson du début. Attitude très pro ! C'est bien,
au moins je suis sûr qu'il prend soin de son public, et ne
le méprise pas.
Petite parenthèse
pour ceux qui ne connaissent pas Calogero. Je resitue un peu le personnage
: il vient de sortir son deuxième album, mais parallèlement
à sa carrière solo, il écrit beaucoup pour
les autres. Et justement, il a choisit de "reprendre"
une chanson qu'il a écrit pour Florent Pagny, et qu'il a
d'ailleurs interprété en duo sur l'album "2"
: "Châtelet - Les Halles". Personnellement,
je préfère cette interprétation à celle
de Florent, il y a un peu plus d'émotion dans la voix. Après
cet intermède, on revient un petit peu vers le premier album
avec "Devant toi". Je ne sais pas si c'est que
la chanson est un peu ancienne, ou si il est troublé, mais
il en oublie les paroles ! Enfin, le public le pardonne lorsqu'il
enchaîne sur son dernier single : "Aussi libre que
moi". Force est de constater que Calogero fait partie des chanteurs
atteint du syndrome "Patrick Bruel" : il dit trois mots,
et laisse le public chanter. En l'occurrence, il le laisse chanter
les refrains, car il a visiblement la voix un peu fatiguée.
Il termine le show par l'histoire d'une rencontre dans un ascenseur,
"En apesanteur", morceau d'ouverture de son dernier
album. Déjà fini ? Non, voici les rappels ...
Calogero attaque la dernière
partie par "De cendres et de terre", son deuxième
single. Puis suivent "Le secret", et une version
écourtée du "Plus beau jour de ma vie"
: le plus beau jour de ma vie, c'est avec toi, ici. Les fans sont
ravis. Surtout que normalement, le concert est terminé, mais
... Calogero
a dû apprécié la réaction du public,
et il décide de lui faire un cadeau... Une chanson de plus,
seul à la guitare. Il demande à son technicien de
ressortir la guitare acoustique qu'il avait méticuleusement
rangé dans son flight-case. Et c'est parti pour "Pas
un jour ne passe". Très belle fin de spectacle.
MUSICIENS :
Calogero :
Chant / Basse
Michel Aimé : Guitare
Olivier Marly : Guitare
Christophe Dubois : Batterie
Medhi (?) : Claviers
LES NEWS :
Calo sera en concert au MCM Café (Paris), le 15 Mai 2002.
Calo sera en concert à l'Olympia (Paris), le 8 Décembre
2002.
N'oubliez pas d'acheter le single "Aussi
libre que moi", et l'album "Calogero" (Mercury /
Universal)...
Site officiel : http://www.calogero.com.fr/
Site de la maison de disques : http://www.universalmusic.fr/
Merci à Mercury-Island d'avoir
rendu possible la rédaction de cet article ...